Mon parcours afin de devenir DJ/producteur – par Pano-rmx

Tout commença lorsque j’étais à l’école primaire. Nous (enfin plutôt nos parents) commencions à organiser nos premières boom et assez rapidement, j’ai enregistré des morceaux sur des cassettes les uns à la suite des autres lorsqu’ils passaient à la radio. J’avais fait ainsi mes premières compilations et je les passais à ces occasions !

Avant-propos

Quelques années plus tard (en 2005) j’ai acheté mes premières platines vinyles ainsi qu’un système s’appelant Final Scratch. Il permet de synchroniser les morceaux de son ordinateur et de les jouer via des vinyles vierges, time codé. Entre-temps j’ai découvert le Hardcore en 2003 avec ma première compilation : « Hardcore to the Bone VI» mais ayant presque aucuns amis avec qui partager cette musique, je l’ai laissée de côté jusqu’en 2009 où j’ai participé à mon premier festival aux Pays-Bas : Defqon.1. Cela a réveillé mon envie de mixer. J’ai très vite commencé à entraîner ma technique en 2010 et j’ai eu ma première date 1 an plus tard à Genève. Peu après je changeais mes platines vinyles pour des platines CDs. J’ai peu à peu accumulé les dates un peu partout en Suisse, puis quelques-unes à l’étranger notamment aux Pays-Bas.

En dehors de cela j’ai également organisé une dizaine d’évènements en Suisse romande où j’ai pu inviter des artistes internationaux qui me tiennent à cœur.

 

Petite situation de la scène Hardcore Suisse et internationale

La scène Hardcore Suisse et internationale est très représentative d’une grande partie des musiques dites « underground ». Lorsque j’ai commencé en 2009 il y avait quasi 1 évènement organisé tous les week-ends et cela rien qu’à Genève. Maintenant ils se comptent plutôt sur les doigts d’une ou deux mains par années. La situation est similaire un peu partout en Europe et même aux Pays-Bas (nommé la Terre Sainte par les adeptes) même si la situation reste encore très saine là-bas. La conséquence directe pour les DJs c’est qu’il faut être plus renommé que par le passé pour pouvoir vivre de sa passion.

 

Le chemin parcouru en tant que dj local

Mon parcours en tant que dj local est relativement commun. J’ai commencé à mixer à la maison, j’ai sorti quelques podcasts puis, j’ai pu commencer à mixer dans des clubs proches de chez moi. Évidemment, pour toute activité (professionnelle ou non) on commence souvent avec notre propre réseau de connaissances. J’ai donc commencé à jouer à des évènements pour des amis organisateurs et petit à petit mon réseau s’est élargi, j’ai gagné en popularité et j’ai pu jouer de plus en plus loin de chez moi.

 

Premiers pas en club

Le plus difficile au début selon moi ce n’est pas la première ou deuxième date mais c’est d’arriver à cumuler assez de soirées pour commencer à être un peu reconnu et jouer pour les premières fois à des heures plus intéressantes en terme d’affluence et d’énergie du public.

 

Internet et les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont radicalement changé la façon de se promouvoir et de communiquer. En effet, il est devenu très facile de diffuser ses podcasts et d’écrire à des personnes inconnues (même à des DJs internationaux).

 

Premiers pas en MAO (musique assistée par ordinateur)

J’ai fait mes premiers pas en MAO aux alentours de 2005 avec un cours de découverte de la musique électronique spécialisée. J’ai suivi ce cours durant 3 années, puis, j’ai commencé une formation plus intensive et centrée sur la production de musique électronique qui dura 6 mois.

 

Ma vision du métier de dj/producteur en 2017

Depuis les débuts de la techno autour de 1980 il y a beaucoup de choses qui ont changé. Il était possible de jouer les morceaux d’autres artistes et dans certains cas il était même possible d’en vivre. De nos jours, il est très difficile de faire l’un sans l’autre. Le métier veut que chaque artiste sorte ses propres morceaux et les joue aux différents évènements auxquels il est invité. Ce qui est dommage pour moi là-dedans, c’est qu’il y a des artistes qui sont très bons dans un domaine mais pas forcément dans l’autre ou n’apprécie que l’un des deux. Par contre, c’est d’autant plus intéressant de relever le défi. Il faut maintenant d’une part créer de la musique de qualité, savoir la jouer avec goût et également gérer toute la partie de sa carrière liée à internet. Si je devais résumer cela en deux mots il y a plus à faire mais c’est devenu plus facile de la faire également. Par exemple si l’on revient quelques années en arrière, la production de musique électronique nécessitait des investissements très importants en termes de matériels externes (synthétiseurs, tables de mixages, etc.) Il est maintenant possible de faire (presque tout) avec un ordinateur, hormis quelques indispensables et la qualité est quasi identique. Un autre point très important, c’est qu’auparavant il était difficile d’apprendre des techniques avancées en production d’un autre producteur. Avec internet on trouve maintenant des tutoriels partout de très grands DJs toutes scènes confondues. Pour en citer que certains : Skrillex, Deadmau5, Headhunterz ou encore Angerfist. Ils partagent beaucoup plus volontiers leurs secrets d’alchimistes et c’est pour le plus grand bonheur de tous.

 

Les exigences du métier dj/producteur en devenir

La principale exigence de ce métier (en tout cas au début) hormis le côté artistique c’est l’argent. Il faut trouver un moyen d’avoir un revenu, des aides, des économies, etc. qui nous satisfont, avant même d’avoir ses premières vraies rentrées d’argent, tout en consacrant un maximum de son temps pour sa carrière. Le temps de latence entre le moment où l’on commence et le jour où l’on gagne un salaire qui nous satisfait est assez long même s’il est variable suivant chacun.

À force de côtoyer d’autres personnes dans la même situation que moi tous univers artistiques confondus, je me rends compte qu’une des choses les plus importantes pour réussir dans ce genre de métier, c’est de garder confiance en soi-même à propos de la bonne réussite du projet. J’ai eu l’occasion d’assister à une conférence d’un coach américain en réussite d’objectifs. Il nous a présenté les faits suivants qu’il tenait d’une étude faite sur place : 100% des personnes qui font TOUT ce qu’ils peuvent pour arriver à leurs objectifs – quels qu’ils soient – y arrivent. Le problème c’est que 99% des personnes ne font pas tout ce qu’ils peuvent pour y arriver. Même en étant dans cette dynamique je pense que nous sommes (presque) tous confrontés aux jugements et tentatives de baisse de motivations (involontaires) de nos cercles d’amis et même de notre propre famille. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que j’aie au moins une discussion sur mon choix de carrière. La plupart des personnes n’arrivent pas vraiment à comprendre ces choix et essayent en permanence de me convaincre à adopter un mode de vie plus proche du leur (écoles, travail salarié, etc.)

Il faut donc y croire pour nous-même et pour les autres jusqu’à y arriver.

 

Mes projets futurs

J’arrive gentiment à la fin de ma phase de préparation pour passer de dj à producteur. J’ai pris la décision de me diversifier un peu tout en restant dans le Hardcore et proposer une palette plus large de sous-genre en utilisant plusieurs alias différents.

 

Le parcours a été long, il a été parsemé de défis mais le meilleur reste à venir.

 

Cet article a été écrit par Pano-rmx
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